Transatlantique Lipopette 2019 : Ibiza (?), Alicante, Carthagena, Almeria, Gibraltar

Levée de Soleil sur Cartagena

D’Ibiza à Gibraltar A la recherche de L’équipage de Lipopette!

Mercredi 16 octobre 2019 : Silence dans la communication de nos marins!

Dans notre billet précédent, notre équipage faisait route vers Ibiza ce qui alimentait les spéculations de l’équipe restée à terre. S’y sont-ils arrêtés?

Toujours est-il que mercredi 16 octobre sur Vessel Finder, nous retrouvons le catamaran Lipopette qui fait cap sur la ville d’Alicante sur la côte espagnole.

Pourquoi un tel cap alors que d’autres bateaux semblent faire route directe vers Gibraltar? Difficulté à trouver le bon cap après une nuit trop arrosée à Ibiza ou des soucis techniques sur le bateau, changement de programme pour une croisière en catamaran en Méditerranée?

L’explication tombe, cinglante, lorsque le skipper retrouve du réseau. Lipopette et son équipage font de la voile! (-:

Voici l’explication du skipper :

« Bonjour à tous, ici Yannick le skipper de Lipopette. Pour répondre à quelques questions techniques, nous venons de virer sud près d’Alicante pour longer la cote. Notre trajectoire s’explique par une optimisation de la gestion du potentiel du bateau en fonction du vent et des vagues surtout, après analyse des conditions météo. Au départ de Port Andratx (Mallorca), nous avons pu profiter toute l’après-midi des restes du coup de vent de la nuit, toutes voiles dehors au près bon plein à près de 8 nœuds. Comme prévu le vent est tombé au coucher du soleil. Nous avons donc longé Ibiza au moteur puis pris un cap direct. Au petit matin, le vent de face s’est levé et nous avons avancé « voiles + moteur » vers le sud pour attaquer les vagues sous le meilleur angle possible mais aussi aller chercher du vent plus favorable et surtout profiter de la bascule du vent vers le sud prévue en après-midi, moment où nous avons viré de bord vers l’ouest, tout ça à une bonne moyenne de 6 nœuds. Pour la suite, il est prévu des vents contraires un peu plus soutenus chaque jour donc je prévois de longer la côte pour essayer de bénéficier de phénomènes locaux et de laisser la possibilité de faire escale si les conditions deviennent trop défavorables, d’autant que les super conditions des jours précédents nous ont permis d’être en avance sur le planning. »

Nous voilà donc rassuré : Lipopette naviguait et plutôt bien! 

Voici les photos envoyées par l’équipage pour cette journée du mercredi (Alicante vers Carthagène) dans laquelle elle entame sa deuxième nuit passée en mer depuis le départ d’Anthrax à Majorque.

Jeudi 17 octobre 2019 : Mer calme après Carthagena et pêche miraculeuse 

Peut-être que certains se demandent pourquoi Lipopette longe les côtes au plus près depuis Alicante? La réponse est que depuis que le vent d’ouest souffle, le skipper a pris cette décision afin de profiter un maximum des effets de côte, le vent ayant tendance à souffler moins fort près des terres et à suivre le trait de côte. Cela leur a permis de profiter un peu d’angles de vents différents pour s’appuyer sur la Grand-Voile, mais aussi de s’abriter des vagues qui freinent beaucoup la progression. Quand le vent est tombé de plus en plus, on a tout affalé. Mais il restait encore du clapot.

Jeudi midi : nouvelles venues à bord…

L’équipage pêche enfin! 7 bonites! Bravo et bon appétit!

Mini scandale sur le groupe What’s app, Caroline s’aperçoit que l’équipage n’a pas sorti un seul verre d’alcool sur la table du déjeuner.

Luc qui doit rejoindre l’équipage aux Canaries, s’inquiète de ce régime et menace d’annuler sa participation à la transatlantique. La tension redescend lorsque Frank lui promet que le dîner sera plus arrosé que le déjeuner et devant la photo de la préparation des bonites au four!

Jeudi après midi : le courant s’invite

En ce qui concerne la navigation, jeudi après-midi, un coup de frein lié au courant ralenti le catamaran. Oui, il y a du courant en Méditerranée ! Lipopette en a rencontré jusqu’à jusqu’à 2,5 noeuds! Cela a obligé l’équipage :

  • 1) à serrer encore plus la côte (le courant lui-aussi est moins fort près des côtes, tout qui a essayé de passer l’entrée la rade de Brest ou du golfe du Morbihan à contre courant le sait bien!)
  • 2) à mettre en route le deuxième moteur (jusque-là en fonctionnait à un seul moteur à la fois, en alternance, dans une souci d’économie), car quand on fait une vitesse de seulement 3 noeuds sur le fond (le SOG) alors que le speedo en indique 5,5, il faut bien doubler la puissance pour contrer cela.

Vendredi 18 octobre 2019 : tentative infructueuse d’accostage à Almeria mais hommage à la Santa Maria

Arrivés au petit matin à Almeria mais pas de place au port, nous sommes repartis!

Vendredi matin, l’équipage du catamaran Lipopette tente de relâcher à Almeria pour se reposer de ses 3 nuits en mer! Pas de chance, faute de place, il n’est pas possible au catamaran d’accoster, l’équipage décide donc de continuer sa route vers Gibraltar. Toutefois, cette « fausse escale » aura permis à Lipopette de croiser sur sa route « le sillage » de la réplique de la Santa Maria de Christophe Colomb, ce bateau légendaire, titulaire de la première transatlantique à la voile!

Ce vendredi est une belle journée sans vent, qui permet à François de régaler l’équipage avec une tarte aux pommes!

Samedi 19 octobre : arrivée à Gibraltar, une escale bien méritée

Voila, Lipopette approche maintenant de Gibraltar, l’équipage voit le rocher depuis ce matin, et il y est prévu une escale d’environ 2 jours, pour le fuel, les courses, visiter, et…. voir le match de quart de final France/Galles prévu dimanche matin! Une bande de français en territoire « ennemi » (même si les gallois ne sont pas des Anglais!), ambiance assurée ! Qui plus est, vu que le catamaran n’a pas fait d’escale depuis Mallorca (celle d’Almeria ayant été avortée par manque de place dans le port) et qu’ il n’y a pas de vent prévu à la sortie du détroit, l’équipage de Lipopette n’est pas particulièrement pressé par le temps.

Dimanche 20 octobre 2019 : Visite de Gibraltar

L’escale de Gibraltar vaut le détour autant si vous venez par la mer que par la terre lors d’une visite de l’Andalousie. Pour la plupart des européens, Gibraltar n’est qu’un paradis fiscal pour qui sait en profiter… mais c’est bien plus. Gibraltar, c’est avant tout une anomalie géographique, c’est à dire une enclave anglaise à l’extrême sud de l’Espagne et à quelques kilomètres seulement du continent africain qu’on aperçoit. Vous y verrez des pubs anglais, des cabines téléphoniques rouges, des bus à deux étages, des portraits de la reine, et même des singes en liberté! Mais c’est pas tout, vous emprunterez une route sectionnant la piste d’atterrissage de l’aéroport de Gibraltar, et vous devrez payer en livre anglaise! Ola, Welcome in England!

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